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Qu'est-ce qu'un surpresseur d'eau et à quoi sert-il ?

Publié le : 16/09/2025 08:46:17
Catégories : Choisir sa cuve de récupération d'eau pluviale , Choisir sa pompe à eau , Choisir son réservoir de surpression

Qu'est-ce qu'un surpresseur d'eau et à quoi sert-il ?

Un surpresseur eau est un équipement essentiel pour augmenter la pression d'un réseau domestique lorsque celle-ci est insuffisante. Il permet également d'automatiser le fonctionnement d'une installation de pompage depuis un puits, un forage ou une cuve. Mais comment fonctionne exactement ce rouage essentiel de nos réseaux hydrauliques ? Et, surtout, comment bien le choisir ? Découvrons ensemble tous les détails des surpresseurs !

Pourquoi utiliser un surpresseur d’eau ?

Les surpresseurs ont deux usages : donner un coup de pouce à la pression lorsque celle du réseau de ville est insuffisante, et automatiser un système de pompage en fonction.

Surpresseur : pour automatiser le fonctionnement d'une pompe à eau

Grâce au surpresseur, l'activation et l'arrêt de la pompe sont commandés automatiquement par l'ouverture et la fermeture des robinets alimentés. Grâce à ce système, vous n'avez plus besoin d'activer manuellement la pompe. Les surpressseurs eau sont compatibles avec tous les types de pompes (pompes immergées, pompes de surface) et tous les types de source (puits, forage, cuve de stockage, récupérateur d'eau de pluie).

En résumé, utilisé comme système de pompage, un surpresseur permet de :

  • Alimenter automatiquement une maison depuis une cuve, un puits ou un forage.
  • Optimiser un système d’arrosage automatique de jardin ou de pelouse : plus besoin de courir entre votre pompe et le tuyau d'arrosage !

Préserver la durabilité de sa pompe grâce à un surpresseur

Et quand on dit préserver, il faut comprendre "éviter que la pompe ne grille dès le premier jour". Car les pompes supportent mal les démarrages trop fréquents (la phase de démarrage entraînant un pic d'intensité qui fait s'échauffer le moteur). Trop sollicitée, une pompe se détériore, voire grille... La limite est en général de 20 démarrages par heure au maximum (pompes immergées comme de surface). Ce qui arrive très vite, même pour de l'arrosage (et encore plus en alimentation domestique).

C'est là que le surpresseur intervient : sa réserve d'eau sous pression prend le relais de la pompe pour alimenter votre installation, jusqu'à ce qu'elle soit épuisée. La pompe pompe toujours autant d'eau, mais moins par à-coups. Résultat: moins de démarrage = moins d'échauffement = durabilité préservée.

Surpresseur : pour booster la pression de votre alimentation en eau

La pression dans votre réseau d’eau est déterminante pour assurer un bon débit aux robinets, douches, appareils électroménagers ou systèmes d’arrosage. Lorsque la pression est trop faible, le confort et l’efficacité s’en ressentent. Une pression insuffisante peut même empêcher le fonctionnement de certains appareils électroménagers (notamment les lave-linge modernes).

Malheureusement, la pression fournie par le réseau de ville est parfois loin des standards. Dans ce genre de situation, le surpresseur constitue la seule solution. Placé au niveau de votre arrivée d'eau, le surpresseur compense la pression du réseau, en augmentant la pression de l'eau et la redistribuant à tout votre réseau domestique.

De quoi est composé un surpresseur ?

Un surpresseur n’est pas qu'une pompe. C’est un système complet combinant plusieurs éléments interdépendants : pompe, ballon surpresseur et pressostat. Ces éléments peuvent être indépendants (et même très éloignés les uns des autres dans le cas d'une pompe immergée de forage), ou bien intégrés en un seul appareil (surpresseur compact).

La pompe : le muscle du surpresseur

La pompe aspire l'eau dans la source (forage, puits ou cuve) pour alimenter le ballon surpresseur et le réseau domestique ou d'arrosage. Il peut s'agir d'une pompe de surface ou d'une pompe immergée, mais toujours d'une pompe pour eau claire. L'alimentation de la pompe est branchée directement sur le pressostat qui la pilote.

Le ballon surpresseur : les poumons

Le ballon surpresseur permet de constituer une réserve d’eau sous pression, disponible à tout moment. Alimenté par la pompe, il prend ensuite son relais pour alimenter le réseau de distribution, et cela jusqu'à ce que sa réserve utile soit épuisée (qui correspond environ à un tiers de son volume pour les réservoirs à membrane). Le ballon est généralement raccordé à l'aide d'un té au circuit hydraulique.

Un ballon surpresseur est constitué d'un compartiment air (le matelas d'air) et d'un compartiment eau. Ces deux compartiments sont soit séparés par une membrane souple (réservoir à diaphragme ou à vessie), soit en contact direct (réservoir galvanisé). Il existe 3 types de ballons surpresseurs :

      • Réservoir à diaphragme : réservoir dont la membrane est scellée dans le réservoir et inamovible. Il ne nécessite aucun entretien et dispose d'une meilleure durabilité que le réservoir à vessie.
      • Réservoir à vessie : réservoir à membrane remplaçable. La pression du matelas d'air doit être ajustée tous les 3 à 6 mois. Pour en savoir plus sur les ballons surpresseurs à membrane, parcourez notre comparatif réservoirs à diaphragme / réservoir à vessie.
      • Réservoir galvanisé : réservoir sans membrane, ce type de réservoir demande un entretien très régulier (tous les 2 mois max) et sa réserve utile est plus faible que celles des réservoirs à membrane.

Le pressostat : le cerveau du groupe surpresseur

Le pressostat est un interrupteur sensible à la pression (on parle également de commutateur de pression) qui commande l’arrêt et le démarrage de la pompe en fonction de la pression du circuit hydraulique. Cet interrupteur réglable permet de définir une pression basse (pression d'enclenchement de la pompe) et une pression haute (pression d'arrêt). Il existe deux types de pressostats (les différences sont abordées en détail dans notre guide sur les pressostats) :

  • Pressostat mécanique : il mesure la pression à l'aide de ressort et se règle à l'aide de 2 vis. La simplicité de ce type de pressostats fait leur fiabilité.
  • Pressostat électronique : il mesure la pression grâce à un capteur électronique. Ce type de pressostat intègre généralement des fonctionnalités supplémentaires, comme l'affichage intégré de la pression ou une sécurité manque d'eau pour protéger la pompe contre la marche à sec.

Le pressostat est raccordé à l'alimentation électrique générale, qu'il envoie ensuite à la pompe. Suivant le modèle de surpresseur, le pressostat est raccordé sur le circuit hydraulique (généralement à proximité du ballon), ou bien directement sur le ballon ou la pompe (certains ballons verticaux ou pompes disposent de raccords accessoires).

Surpresseur : les accessoires complémentaires

Un surpresseur peut intégrer également :

  • Un clapet anti-retour pour éviter les retours d’eau lorsque la pompe s'arrête. Il se place soit à l'entrée du tuyau d'aspiration si le surpresseur est équipé d'une pompe de surface, soit sur la sortie de refoulement de la pompe s'il s'agit d'une pompe immergée. Les pompes immergées disposent d'un clapet anti-retour intégré.
  • Un manomètre pour lire la pression, lorsque le surpresseur est équipé d'un pressostat mécanique (les pressostats électroniques intègrent un manomètre).
  • Un disjoncteur magnéto-thermique (courbe D) pour protéger le moteur de la pompe électrique, tout en supportant le bref pic d'intensité de la phase de démarrage.
  • Une sécurité manque d'eau : indispensable pour les surpresseurs pompant depuis un puits, un forage ou une cuve, cette protection coupe la pompe lorsque le niveau d'eau est insuffisant. Les boîtiers de protection contre la marche à sec fonctionnent à l'aide d'interrupteur à flotteur, de sonde de niveau ou par détection des sous-intensités.

Comment fonctionne un surpresseur d’eau ?

Le fonctionnement d'un surpresseur repose sur un cycle simple :

  • La pompe remplit le réservoir jusqu’à la pression maximale définie au niveau du pressostat ;
  • Le pressostat coupe l’alimentation de la pompe ;
  • Ouverture d'un robinet : l'eau sous pression est fournie par le ballon surpresseur (la pression dans le réservoir baisse peu à peu) ;
  • Arrivé à la pression minimale, le pressostat redémarre la pompe qui prend le relais et alimente le robinet ;
  • Fermeture du robinet : la pompe continue de tourner jusqu'à ce que le réservoir soit à la pression max.

schéma de fonctionnement d'un surpresseur eau

Ce fonctionnement réduit la fréquence de démarrage de la pompe. Cela la protège contre les phénomènes de surchauffe et assure sa durabilité.

Les différents types de surpresseurs

Les surpresseurs se distinguent principalement par leur type de pompe : pompe immergée ou pompe de surface ou pompe à vitesse variable.

Surpresseur avec pompe de surface

Dans cette configuration, la pompe est généralement fixée directement sur le ballon surpresseur (réservoirs horizontaux) ou à proximité immédiate (réservoirs verticaux ou sphériques). Ce type de surpresseur est utilisé lorsque la source d’eau est à moins de 7 m de profondeur (au-delà, la pompe va se désamorcer) : cuve aérienne, récupération d’eau de pluie, puits peu profond. Ces surpresseurs sont faciles à entretenir et peu coûteux.

Surpresseur avec pompe immergée

Les différents éléments de ce type de surpresseur sont séparés : d'un côté, la pompe immergée, plongée dans un puits, un forage ou une cuve. De l'autre, le ballon surpresseur et le pressostat, installés à l'abri. Entre les deux, le tuyau de refoulement de la pompe et son câble d'alimentation. Ce sont les seuls surpresseurs adaptés aux puits et forage de plus de 8 mètres de profondeur. Ils sont aussi fréquemment utilisés pour le pompage depuis une cuve ou un récupérateur d'eau de pluie, car ils sont silencieux et d'un encombrement réduit (la pompe étant délocalisée).

Surpresseur à vitesse variable

Les surpresseurs à vitesse variable sont utilisés pour augmenter la pression d'un réseau domestique lorsque la pression du réseau est insuffisante. Ce type de surpresseurs permet de choisir avec précision la pression de sortie désirée et adapte la vitesse de la pompe à la demande d’eau en temps réel (par exemple si vous ouvrez plusieurs robinets en même temps). Ces surpresseurs carénés et compacts intègrent tous les éléments en un seul appareil : pompe, mini-ballon (faisant rarement plus d'un litre), système électronique de pilotage, panneau de commande.

Grâce à leur pompe à vitesse variable, ils s'adaptent à l'effort à fournir et ne consomment que l'électricité nécessaire. Ils sont donc plus économes qu'un surpresseur classique. Ces surpresseurs compacts fournissent en revanche moins de pression. S'ils sont parfaits pour ajouter de la pression à celle du réseau, ils sont généralement trop juste pour pomper depuis une cuve ou un puits.

Applications concrètes d’un surpresseur eau

Alimentation d'une maison en eau potable ou en eau de pluie, arrosage du jardin, amélioration de la rpession du réseau, les surpresseurs répondent à de nombreux cas d'usage.

Alimentation domestique en eau potable à partir d'un pompage

Lorsqu'une maison individuelle est alimentée en eau potable par un puits ou un forage, installer un surpresseur sur le système de pompage est indispensable :

  • Sans l'automatisation apportée par le surpresseur, l'installation est en pratique inutilisable.
  • Les robinets sont sollicités trop fréquemment pour respecter le nombre maximal de démarrages par heure de la pompe.

Pour cet usage, les différents composants d'un surpresseur (pompe, ballon) doivent être certifiés ACS pour assurer leur compatibilité avec l'eau potable.

Surpresseur pour l'alimentation domestique en eau de pluie

L'utilisation de l'eau de pluie issue d'un récupérateur dans une maison est strictement encadrée : elle est autorisée uniquement pour l'alimentation des WC, d'un lave-linge (avec un filtre stérilisateur) ou d'un robinet exclusivement destiné au nettoyage des sols. Même si ces usages sont restreints, l'installation d'un surpresseur est le meilleur moyen d'assurer la pérennité du système.

Installation de pompage avec surpresseur pour l'arrosage du jardin

Il est de plus en plus courant d'arroser son jardin à partir d'un puits, d'un forage ou d'un récupérateur d'eau de pluie. Si cette eau est gratuite, elle nécessite une pompe pour être utilisée. Pompe qui sera beaucoup plus pratique à utiliser si elle est associée à un surpresseur :

  • Grâce au surpresseur, vous commandez le démarrage de la pompe simplement en actionnant votre lance d'arrosage, même lorsque vous êtes au fond de votre jardin.
  • Si vous utilisez un système d'arrosage automatique, le surpresseur permet d'assurer le pilotage de la pompe en toute autonomie.

Surpresseur à vitesse variable pour pallier aux faiblesses du réseau

Utilisables en appartement comme en maison, les surpresseurs compacts à vitesse variable s'installent au niveau de l'arrivée d'eau de votre bâtiment. Leur pompe augmente la pression de l'eau et la redistribue à tout votre réseau.

Comment choisir un surpresseur adapté ?

Le choix dépend de plusieurs paramètres techniques, qu'il faudra tous soigneusement déterminer.

1. Le débit que doit fournir votre surpresseur pour survenir à vos besoins

Pour vous assurer que votre surpresseur pourra vous fournir suffisamment d'eau, vous devez calculer le débit dont vous avez besoin, exprimé en m³/h.

  • En alimentation domestique, le débit dépend du nombre de points d’eau utilisés simultanément (donc du nombre de robinets/appareils alimentés, mais aussi du nombre d'occupants). Par exemple, pour alimenter une douche (12 L/min), un robinet (6 L/min) et un lave-linge (10 L/min) simultanément, prévoyez au moins 30 L/min, soit 1,8 m³/h.
  • Pour de l'arrosage manuel, basez-vous sur la surface de votre jardin. Par exemple, pour un jardin de 400 à 800 m², nous conseillons un débit de 3,5 m³/h. 
  • Pour un système d'arrosage automatique, prenez en compte le débit cumulé requis par vos asperseurs (selon leur type et la surface qu'ils arrosent). Par exemple, un goutte-à-goutte demande généralement 6 L/m²/h, soit un débit requis de 1,5 m³/h pour une surface de 500 m².

2. La hauteur manométrique totale (HMT) de votre installation de pompage

La HMT est un paramètre indispensable pour dimensionner correctement tout système de pompage. Il permet de choisir une pompe suffisamment puissante pour alimenter votre installation. Cette valeur prend compte :

  • La hauteur que l'eau pompée aura à remonter (différence de hauteur entre la pompe et le robinet le plus élevé)
  • Les pertes de charge (= perte de pression) dues au passage dans les tuyaux (longueur totale de l'installation et nombre de raccords coudés).
  • La pression souhaitée en au robinet (pour un réseau domestique, la pression est généralement comprise entre 2,5 et 4 bar).

Pour tout savoir sur le calcul de la HMT, consultez notre article dédié au dimensionnement des systèmes de pompage.

3. La capacité du réservoir du surpresseur

Plus le réservoir est grand, plus il évite les démarrages fréquents. Voici quelques exemples :

  • Alimentation domestique en eau de pluie des WC (4 personnes) : ballon surpresseur de 50 à 100 litres.
  • Alimentation en eau potable d'une maison (4 personnes) : réservoir surpresseur de 200 à 300 litres.
  • Arrosage d'un jardin de taille moyenne : réservoir de 80 à 100 litres.

4. Le type d’alimentation électrique du surpresseur

Les surpresseurs domestiques sont en général monophasés 230V, mais des surpresseurs triphasés 380V existent pour les installations puissantes ou professionnelles.

Installation d’un surpresseur : les bonnes pratiques

L’installation doit être faite dans les règles de l’art pour garantir sécurité et durabilité.

  • Installer le surpresseur dans un local sec, ventilé et hors gel.
  • Si vous souhaitez filtrer votre eau (avec un filtre à tamis, à charbon ou un stérilisateur UV), placez impérativement le filtre après la pompe (les pertes de charge induites par le filtre risquant de faire caviter la pompe).
  • Vérifier la précharge d’air dans le ballon surpresseur (généralement 0,2 bar en dessous de la pression de déclenchement).
  • Installer un disjoncteur magnéto-thermique adapté à la puissance de la pompe pour la protéger.

Entretien et maintenance d’un surpresseur eau

Un entretien régulier garantit la fonctionnalité de votre surpresseur :

  • Contrôler la pression de précharge du réservoir : tous les 2 mois max pour un réservoir galvanisé sans membrane, tous les 3 à 6 mois pour un réservoir à vessie. Ce contrôle n'est pas nécessaire pour les réservoirs à diaphragme.
  • Vérifier régulièrement les fuites sur le circuit (raccords, tuyaux, ballon surpresseur, etc.).

En cas de cycles de démarrage trop fréquents, de baisse de pression ou de bruit anormal, il faut vérifier :

    • Le réservoir surpresseur. En cas de fuite, il faudra remplacer la vessie s'il s'agit d'un réservoir à vessie, ou remplacer le réservoir en entier s'il s'agit d'un réservoir à diaphragme ou galvanisé.
    • Le réglage du pressostat (les ressorts d'un pressostat mécanique peuvent se détendre).
    • La présence d’air ou de sable dans le circuit.

    Conclusion

    Le surpresseur d’eau est un dispositif complet et indispensable pour toute installation nécessitant une automatisation de la pompe et/ou avec une fréquence d'utilisation élevée. Qu’il s’agisse d’une alimentation domestique, d’un arrosage de jardin ou d’un système de pompage sur puits, il existe un surpresseur adapté à chaque besoin. S'il vous reste des questions, nos techniciens sont à votre disposition pour y répondre au 02 99 69 20 82.

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